Présentation

J’anime  le site littéraire Les Corps Célestes  depuis 2013 et je publie dans des revues (Esprit, Quinzaines, Etudes, ) certains de mes articles.

J’ai écrit une Lettre à Louis Calaferte (Tarabuste, 2018) et un diptyque, De Terre et de Chair, dont la réflexion porte sur la nudité masculine,  l’expérience du modelage d’après modèle vivant et la relation amoureuse (L’Arbre Hominescent, 2019). Le texte a été adapté et joué par la comédienne Corinne Descotes, puis une performance a été créée par Henri-Paul Badet, l’éditeur, suite à la publication du livre. Un danseur danse nu sur la voix  enregistrée de Corinne Descotes, faisant entendre des extraits de la première partie, « Homme de Terre ».

J’ai souhaité approfondir cette problématique dans un récit que j’ai a intitulé L’Encordé et qui met en scène le rapport qu’une sculptrice entretient avec un modèle qu’elle attache et à qui elle se lie. Au-delà de la question de l’érotisme, c’est une dimension à la fois métaphysique et esthétique que j’ai voulu explorer. Il s’agit d’évoquer de nouveaux rapports possibles entre une femme et un homme pour qu’émerge un espace de création qui redonne au vivant, à l’incarnation, ce qu’on a perdu depuis quelques décennies (publication à venir).

Depuis 2024, j'expose mes sculptures et mes bas-reliefs, que j'appelle "ébats-reliefs" parce que je tente de saisir la sensualité et l'intensité de l'étreinte amoureuse. Vous êtes invités à découvre la série "L'infini couchéS", la série du "Bestiaire et de la mythographie" ainsi que les sculptures d'après modèle vivant. Pour une présentation plus complète de mon oeuvre, c'est ici.

Valérie Rossignol

 

Présentation- page d'accueil 2013-2026 

J'avais écrit à Alain Nadaud : "La littérature n’est pas l’unique fait de celui qui écrit, elle est un monde relié, un dépassement de tous les individualismes, une aventure partagée." Il m'a répondu que c'était rejoindre l'écrivain qu'il était à ses débuts, si « fortement inspiré par Borgès qu'il ne pouvait en lire une ligne sans ressentir en sa chair le vif désir d'écrire ». Dans Archéologie du zéro, il communiait avec lui « dans cette idée que la littérature est un vaste ensemble qui a sa logique et son autonomie, à l'intérieur de laquelle les écrivains sont appelés à se fondre et disparaître ».

Si nous restons dans cet espace de pur échange entre l'œuvre et le lecteur, l'auteur et le lecteur, nous nous donnons la possibilité d'échapper à tout ce qui est aliénant dans le cirque médiatique et de rejoindre ce flux qui porte: la littérature se suffit à elle-même. Elle a les réponses à nos questions, nos contradictions. Nous sommes aimantés par les grands livres, au-delà du jeu social.

Il me plaît de penser que dans cet espace sacré les écrivains préserveront le goût d'écrire et les lecteurs de lire. (extrait de « Sans pouvoir »).