La joie.
La joie de te savoir vivant.
La joie de ton corps solaire, invincible chair.
La joie de te voir transfiguré par l’humilité rayonnante qui t’a permis de traverser le pire.
Je te connais surtout par la conscience charnelle de ton rayonnement intérieur.
Je sais, par-delà les mots, que tu as gagné en sagesse, que la vie s’épanouit en toi, en pure expansion.
C’est ce qui fait de toi un être radieux.
Ta beauté est unique. Elle est celle des hommes nus, qui puisent dans la nature de quoi se ressourcer.
Tu as, sans même le rechercher, la force et l’ingénuité de la jeunesse.
Ta beauté est contagieuse. Elle ouvre des horizons, comme si l’on voyait pour la première et
dernière fois, un paysage inondé de lumière. Le souvenir en reste vif et contrasté.
Ta beauté ouvre sur le monde extérieur. C’est l’aventure tant de fois promise que tu attendais depuis si longtemps. Désormais tu vas vivre avec la conscience aiguë que tu as été sauvé.
Ta joyeuse insouciance est un appel à vivre, à vivre dans un parfait équilibre, l’harmonie qu’offrent les relations désintéressées.
Rien ne t’arrêtera. C’est certain.
Tu peux rire et sourire et d’un regard espiègle embrasser le monde.
Je garde de toi uniquement ça: le jaillissement d’une énergie positive qui m’a tant de fois régénérée. Cette énergie est tellement puissante et lumineuse, tellement débordante qu’elle passe de toi à moi, de moi au monde, de toi au monde. Que cela ne cesse.
A tous les instants à venir.
A la littérature.
A la vie.
A toi, mon ami.
VR
Je t’embrasse directement d’ici. Aussi.